Seulement un quart de l’énergie suisse est renouvelable !

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La Suisse consomme, mais produit aussi son énergie à partir d’une grande variété de sources différentes : les énergies solaire, éolienne et hydraulique, mais aussi la géothermie et le sommeil profond sont des sources d’énergie renouvelables. Pour l’instant, seulement 26% de l’énergie suisse est renouvelable. [1] C’est surtout l’énergie hydraulique qui est très populaire en Suisse, car le pays possède beaucoup d’eau.

Les 74% restants viennent des énergies nucléaires et fossiles, générées par cinq centrales nucléaires nationales ou importées de l’étranger. C’est le pétrole, surtout utilisé pour les moyens de transports, qui représente la plus grosse part d’énergie consommée en Suisse. [2] Rien à voir avec le NeighborHub et sa voiture intégrée qui sont uniquement alimentés en énergie solaire.

[1] Office Fédéral de l’Energie OFEN, Statistique globale suisse de l’énergie 2016, www.bfe.admin.ch

[2] Office fédéral de la statistique, Energie : Panorama, 2016, www.bfs.admin.ch

 

Une personne en Suisse consomme autant d’énergie par année que 520 laptops !

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La Suisse est un petit pays qui consomme beaucoup de fromage et d’énergie. En l’espace d’un an, un habitant en Suisse mange plus de 20 kg de fondue au fromage et utilise en moyenne 37’500 kWh d’énergie. Ce taux correspond à toute l’énergie nécessaire pour recharger à peu près 520 laptops pendant une année entière.

En Amérique du Nord, un citoyen états-unien utilise en moyenne 80’000 kWh par an, ce qui équivaut à la consommation d’énergie annuelle de 230 frigos.

Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011, la Confédération suisse a décidé de sortir progressivement de l’énergie nucléaire. [1] C’est en 2017 que les citoyens suisses se sont enfin mis à Netflix et ont voté en faveur de la stratégie énergétique 2050 (mais ce n’est pas prouvé qu’il y ait un lien entre ces deux faits). Cette stratégie encourage l’efficacité énergétique (consommer moins = produire moins). Le NeighborHub a justement été conçu dans le but de réduire la consommation d’énergie. L’équipe suisse qui l’a construit ne compte pas se passer de fondue par contre !

[1] Office fédéral de l’énergie, Stratégie énergétique 2050, 2017, www.bfe.admin.ch

 

Un Suisse consomme autant d’eau par jour qu’il est nécessaire pour produire 250g de chocolat !

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Un ménage privé en Suisse consomme en moyenne 162 litres d’eau par jour. [1] Cela équivaut à la quantité d’eau nécessaire pour produire 9,5 grammes de chocolat. 9,5 grammes ne suffisent certes pas pour faire des brownies, mais sa production demande énormément d’eau pour passer du cacao à la barre chocolatée. Le NeighborHub change la donne avec l’introduction de toilettes sèches et avec un compteur d’eau dans la douche pour économiser cette ressource vitale et limitée.

En prenant compte de l’eau virtuelle, un habitant en Suisse consomme 4’200 litres d’eau par jour, [2] tout juste la quantité d’eau nécessaire pour produire 250g de chocolat. C’est nettement plus que les malheureux 9,5 grammes précités. Seulement 18% de l’eau qui constitue la consommation d’eau virtuelle suisse provient effectivement de Suisse. [3] Évidemment, car le cacao ne pousse pas en Suisse !

[1] Politische Gemeinde Gachnang, Wasserverbrauch im Haushalt, N.D., www.gachnang.ch

[2] WWF, 4200 Liter Wasser pro Tag, 2012, www.wwf.ch

[3] Direction du Développement et de la Coopération, Etude de l’empreinte hydrique suisse : Illustration de la dépendance de la Suisse à l’égard de l’eau, 2012, www.eda.admin.ch

La gestion des eaux suisses a un système aussi troué que de l’emmental !

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Comme dans la plupart des pays, le système de canalisations suisse mélange les eaux usées avec de l’eau de pluie. Dommage, car l’eau de pluie propre est souillée par les eaux sales. Le NeighborHub, de son côté, récolte directement l’eau de pluie propre et gratuite pour l’utiliser au quotidien dans la maison. Dommage (à nouveau) que ce système « tout-bénèf’ » ne soit pas encore la norme.

Avant d’être évacuée dans la nature, l’eau des canalisations est «  outsourcée  » dans des stations d’épuration des eaux (STEP), qui ont pour objectif d’éliminer la saleté et la pollution. Mais l’objectif est-il toujours atteint ? Ces STEP consomment énormément d’énergie pour purifier l’eau et sont souvent trop petites pour recevoir toute l’eau pendant un orage par exemple.

En cas de fortes pluies, les eaux usées ne font pas exploser la STEP, contrairement à certaines idées reçues. Comme les trous de l’emmental (le gruyère n’a pas de trous), le surplus d’eau des STEP va alors directement dans la nature, ce qui pollue les lacs et les rivières. Dès lors, les animaux qui boivent de cette eau sont empoisonnés et risquent de se transformer en Godzilla. C’est pourquoi il ne faut pas déverser de produits chimiques dans l’évier quand il fait mauvais temps !

La Suisse entière pourrait être transformée en piscine géante !

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La Suisse a la chance de disposer de beaucoup de glaciers, de lacs et de rivières qui sont abondamment alimentés en eau de pluie. Mais la Suisse cache bien son jeu, car la plus grosse partie de ses eaux est précieusement gardée sous terre.

La Suisse contient tellement d’eau que si ses glaciers fondaient et ses lacs étaient vidés et déversés sur la terre ferme, il resterait un lac géant d’environ 4,5 mètres de profondeur qui s’étalerait sur tout le pays. Installez-y des toboggans et nous nous servirons des montagnes comme plongeoirs !

Malgré le changement climatique, les quantités d’eau disponible en Suisse vont rester stables jusqu’au siècle prochain. Cependant, le niveau des glaces et des neiges va beaucoup baisser, ce qui va causer énormément d’inondations et d’orages. Bye bye la neige, bonjour la pluie : notre projet de piscine géante approche.

 

La Suisse est leader mondial dans le tri et le recyclage des déchets !

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En Suisse, les déchets sont de plus en plus triés et recyclés. Depuis 2005, le taux de recyclage a dépassé les 50%. Donc si la Suisse produit 5,5 millions de tonnes d’ordures ménagères, soit autant de poids de la Pyramide de Khéops, 2,8 millions de tonnes sont valorisées par le tri des déchets. L’autre moitié des ordures est détruite par incinération, mais cette incinération génère également du chauffage. [1] Du coup, ce n’est pas pour rien que la Suisse est le pays qui valorise le plus ses déchets.

Cependant, il reste du progrès à faire, car un cinquième du contenu des sacs poubelles suisses pourrait être recyclé grâce aux offres actuelles. Et même si l’offre de recyclage est étendue, elle ne couvre pas tous les matériaux possibles. Le recyclage se limite encore à des matériaux relativement simples comme le verre, le PET ou le papier. Des produits plus complexes, composés de différents matériaux, ne sont que très rarement triés et recyclés, car cela demande beaucoup de temps et d’argent pour les revaloriser.

[1] Office Fédéral de l’environnement, Élimination des déchets : Illustration en Suisse, 2016, www.bafu.admin.ch

 

La Suisse produit neuf éléphants de déchets par minute !

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Aujourd’hui, la Suisse produit environ 24 millions de tonnes de déchets par an, soit le poids de 30 Ponts du Golden Gate ! Cela fait aussi environ 45 tonnes de déchets à la minute, [1] qui équivaut au poids de neuf éléphants. Au niveau individuel, un habitant suisse produit 729kg de déchets par an. [2] Cela correspond au poids moyen d’une vache élevée dans le canton de Fribourg. Quelle ménagerie s’il fallait gérer autant d’animaux en vrai !

Si chaque personne sur terre consommait autant qu’un citoyen suisse, il faudrait l’équivalent de trois planètes pour satisfaire tous les besoins.

[1] Office Fédéral de l’environnement, Élimination des déchets : Illustration en Suisse, 2016, www.bafu.admin.ch

[2] OCDE, Déchets municipaux kilogrammes per capita, 2000-2015, https://data.oecd.org

 

La Suisse se déplace beaucoup, et de moins en moins en voiture !

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Prendre son auto plutôt que le bus pour se rendre au travail génère dix fois plus de CO2. Un abonnement général aux transports publics suisses coûte quatre fois moins cher que l’entretien d’une voiture. Donc sans voiture, on peut se payer 360 menus au restaurant ou 3000 pintes de bières de plus par année avec l’argent économisé. La tendance va vers une diminution des voitures individuelles au profit des transports publics. [1]

Le citoyens suisses sont très mobiles : Neuf personnes sur dix se déplacent en moyenne au moins une fois par jour hors de chez elles. [2] Chaque habitant suisse dédie en moyenne une heure et demie par jour pour franchir 36,8 km. C’est comme traverser dix fois la Walk of Fame d’Hollywood pendant toute la durée d’un match de foot.

Au total, chaque citoyen suisse a parcouru en moyenne presque 25000 km en 2015, dont près de la moitié à l’étranger. Le spécimen suisse aime voir du pays. C’est pour cela que près de la moitié des trajets effectués par les Suisses est dédiée aux loisirs. [3]

[1] Office fédéral de la statistique, Comportement de la population en matière de transports 2015, www.bfs.admin.ch

[2] Office fédéral de la statistique, Mobilité et transports 2013, www.bfs.admin.ch

[3] Office fédéral de la statistique, Comportement de la population en matière de transports 2015, www.bfs.admin.ch

Le peuple suisse va 150 fois par année sur la lune en voiture !

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La Suisse est un petit pays, ce qui lui a permis de développer un réseau dense de chemins de fer et d’autres transports publics. Les distances sont tellement courtes qu’il est possible de traverser tout le pays en train en six heures de l’est à l’ouest et en moins de quatre heures du nord au sud ! L’offre est donc importante et très efficace, ponctualité suisse oblige. Le réseau suisse contient 5100 km de voies ferrées et 71500 km de routes. [1] Les rails sont donc un tiers plus longs que le fleuve du Mississipi et les routes font onze fois le fleuve de l’Amazone.

Une voiture suisse franchit plus de 10000 kilomètres par année, ce qui correspond au trajet Genève – Singapour, ou Oregon – Rio de Janeiro ! Au total, 5,7 millions de ces véhicules circulent en Suisse. Ensemble, le trajet qu’elles parcourent est aussi long que 150 fois la distance de la terre à la lune (ou inversement).

[1] Office fédéral de la statistique, Mobilité et transports 2013, www.bfs.admin.ch

 

La Suisse utilise plus de sable que d’or ou d’argent !

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A part l’eau, le bois, la pierre et le fromage, la Suisse n’a pas énormément de matières premières à sa disposition. C’est pourquoi elle importe ses matériaux de l’étranger. Presque la moitié des importations de matériaux dédiés à la construction sont du sable et du gravier [1] : 62 millions de tonnes de sables et de gravier par an, cela fait 200 fois le poids de l’Empire State Building !

Comme pour l’eau et le carbone, chaque pays produit une empreinte matérielle suivant la quantité des matériaux qu’il a utilisée ou exportée. Un tiers des matériaux en circulation en Suisse sont des minéraux, le second tiers des métaux. Dans ces métaux, l’or et l’argent occupent une place importante pour la production de nos célèbres montres.

La Suisse consomme de plus en plus de matières premières, mais elle utilise ces matériaux de plus en plus efficacement grâce au recyclage et à des améliorations technologiques.

[1] Le Temps, La Suisse consomme deux fois plus de matières premières que ses voisins, 2016,
www.letemps.ch

La forêt envahi la Suisse : tous aux abris !

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Avec toutes ses forêts et ses carrières, les Suisses ont toujours utilisé le bois et la pierre pour construire leurs habitations. C’est d’ailleurs ces matériaux qui viennent à l’esprit en s’imaginant les fameux chalets suisses. Mais qui dit chalet, dit surtout bois. Et en Suisse, il y a du bois à profusion ! Les forêts représentent un tiers de tout le territoire suisse et elles grappillent de plus en plus de terrain : toutes les trois secondes, un nouveau mètre cube de bois apparaît. [1]

Face à ce foisonnement, il est nécessaire de contre-attaquer à coups de haches et de scies. L’offensive portée à l’adversaire est planifiée et stratégique : l’attaque vise les adultes, mais épargne les jeunes arbres afin de renouveler les forêts. Mais certaines forêts anciennes sont préservées par respect pour nos arbres centenaires.

De même, est coupé seulement le bois dont on a besoin. En 5 ans, la Suisse a utilisé 10,5 millions de mètres cubes de bois [2], de quoi remplir 4000 piscines olympiques avec. L’invasion des forêts ne peut être évitée, mais uniquement freinée. Toutes les forêts en Suisse sont gérées de manière naturelle et durable, car la loi suisse sur les forêts est la plus sévère au monde. [3]

[1] Herkunftszeichen Schweizer Holz, Unser Wald, 2017,
www.bois-holz-legno.ch

[2] Office fédéral de l’environnement, Utilisation du bois, 2017,
www.bafu.admin.ch

[3] Le Conseil Fédéral, Loi fédérale sur les forêts, 2017
www.admin.ch

Y aurait-il un rapport entre la consommation de cacao dans un pays et les capacités mentales de ses habitants ?

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D’un point de vue culinaire, la Suisse est réputée pour ses fromages exquis et… son délicieux chocolat ! En 2016, la Suisse a vendu 185’639 tonnes de chocolat. Un habitant en Suisse a consommé d’ailleurs 11 kilos, ce qui équivaut à manger 6 truffes en chocolat par jour pendant une année. [1]

Or, la Suisse détient le record de Prix Nobel par tête d’habitant. Y aurait-il une corrélation entre la consommation de cacao dans un pays et l’intelligence de ses habitants ? En 2012, The New England Journal of Medicine publie un article scientifique sur le lien entre la consommation de chocolat et le nombre de prix Nobel par pays. La Suisse arrive en tête à la fois en nombre de Nobel et en quantité de chocolat consommé ! [2]

Une des hypothèses est que les flavonoïdes, de puissants antioxydants qu’on trouve en grande quantité dans les fèves de cacao, amélioraient les fonctions mentales.

[1] Fédération de l’industrie chocolatière suisse, Communiqué de presse CHOCOSUISSE, 2016,
www.chocosuisse.ch

[2] The New England Journal of Medicine, Chocolate Consumption, Cognitive Function, and Nobel Laureates, 2012,
www.nejm.org

Qui ne connaît pas l’histoire du Petit Chaperon rouge ou les Trois petits cochons  ?

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Certains animaux comme les requins font particulièrement peur. Pourtant, les chances de se faire mordre par un requin sont presque aussi faibles que la possibilité de croiser un martien. Il n’y a aucun requin en Suisse du fait qu’il n’y a aucune mer, mais seulement des lacs. Par contre, il y a des forêts et la bête féroce qui hante l’imaginaire suisse est donc non pas le martien, mais… le loup ! Qui ne connaît pas l’histoire du Petit Chaperon rouge ou le conte de la Belle et la Bête ? Menace pour le bétail, le loup est lentement éradiqué par les paysans et les chasseurs et la dernière bête est abattue en Suisse en 1871. Or, sans le loup, les herbivores se multiplient et mangent toute la végétation ce qui affecte l’écosystème. Depuis 1988, le loup est une espèce protégée en Suisse, car ce prédateur est essentiel pour préserver la biodiversité. Le loup a enfin refait son comeback en 1995 ! [1]

[1] WWF, Portail des espèces : Loup, N.D.,
www.wwf.ch

Les Rösti sont une spécialité culinaire à base de pommes de terre cuisinée surtout par les Suisses parlant le Suisse-allemand…

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Vivre ensemble en Suisse est un défi intéressant : quatre langues sont parlées officiellement et la population se compose de plus d’un quart d’étrangers [1]. Il existe en Suisse une barrière symbolique entre les citoyens parlant le Français et les citoyens parlant l’Allemand ou plutôt le Suisse-allemand qui est un dialecte germanophone. Cette barrière est surtout culturelle et linguistique et porte comme surnom rigolo la « Barrière de Rösti » en Français ou « Röstigrabe » en Suisse-allemand.

Les Rösti sont une spécialité culinaire à base de pommes de terre cuisinée surtout par les Suisses parlant le Suisse-allemand, mais elle est en réalité également appréciée par les Suisses parlant le Français ou les Suisses parlant l’Italien. Que d’histoires pour une galette de pommes de terre symbolisant une soi-disant frontière source de plaisanteries !

[1] Office fédéral des statistiques :
www.bfs.admin.ch